Presse en scène, côté coulisses

C’était une idée folle. Tellement folle que l’on s’est engouffré dans la brèche ouverte par la fondation Oïkos. Mettre nos papiers en scène pour réfléchir, ensemble, à l’inégalité régnant entre les femmes et les hommes dans le monde professionnel.
Retour en images, au théâtre du Pavé à Toulouse.

La première étape est, somme toute, habituelle: une réunion de rédac’. A planifier de préférence pendant une belle journée d’été à Toulouse.
Après plusieurs réunions, le chemin de fer de notre édition très spéciale émerge, classique, efficace: un constat – à commencer par les différences salariales pour bien planter le décor- une plongée dans l’histoire, des portraits, une enquête sur la parité en politique, une ITW, une tribune, un angle original sur l’ergonomie et d’autres surprises encore.
Par exemple, gilets pare-balles et airbags sont pensés pour un corps d’homme (de même que le déclenchement de la lumière dans les toilettes, on en apprend des choses!) .
Bref, on s’est mis au travail, Chacun a lu, cherché, interviewé… Et écrit. Le B.a.-ba.

Transposer un article sur scène

Pour la plupart d’entre nous, la suite nous échappait. Nous attirait aussi. Comment, diable, transposer son papier sur scène? C’est là que Pierre entre en scène justement. Pierre est le directeur du Théâtre du Pavé à Toulouse. Lisez-lui un texte et vous verrez… Dans son œil amusé, les choses prennent forme. Vous lui parlez de citations, lui imagine des voix off. Vous assenez des données chiffrées, il les transforme en projections scéniques tout droit sorties de son imagination. “Arrêtez moi si je vais trop loin…”, nous dit-il. Rapidement, des saynètes apparaissent.

Le jour J

Le jour J est venu très (très) vite. Sans y croire vraiment, il était temps de se produire devant le public. Dans les coulisses , les journalistes se saluent, se rencontrent. Drôle d’endroit pour lier connaissance. Mine de rien, nous sommes plusieurs à effleurer le petit bout de bois qui porte bonheur avant d’entrer en scène, parce qu’on se sait jamais…
Heureusement, Sandrine a pris les choses en main, elle a géré nos peurs et nos voix faiblardes. Elle s’est mise une moustache et elle est devenue notre rédactrice en cheffe.

Photos © ChP

On a moins stressé que prévu finalement, on a ri pendant l’entretien d’embauche sexiste à l’envers, pendant le témoignage du macho masqué, on a fait notre running gag de Brice qui devait (vraiment) arriver en retard, puis on s’est étouffé quand Monique n’a pas voulu nous sortir son texte… Et nous avons été émus, comme les spectateurs, par les témoignages.

Quand la lumière s’est rallumée, moi, je n’y croyais toujours pas. Par contre, le lendemain, j’ai eu tellement mal au cœur que tout soit déjà fini… Mais dites-moi, en off, elle n’est pas vraiment finie cette histoire?

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    charline poullain Écrit par :