Essentiel de lavande

C’est une longue marche qui sent bon l’été et la Provence. Une rando itinérante modulable à loisir, avec, comme seul fil rouge, le mauve des champs de lavande.

Un reportage pour le magazine Balades, en kiosque jusqu’à fin juin 2018

 

Le départ est pris dans la Drôme. Avec cette inoubliable balade au cœur des Baronnies provençales. Où j’ai commencé par me perdre… Heureusement, l’équipe de Marie-Jo Vidal était là, au pied du fort de Mévouillon, occupée à ramasser la lavande à l’ancienne, à la serpe, pour en faire des bouquets. Pour me remettre dans le droit chemin, ils m’ont accordé un tour de remorque, juchée sur la lavande.

2e coup de cœur, en fin de journée, en arrivant au Château de la Gabelle à Ferrassières. L’été, enfants et petits-enfants sont tous là, autour de Margherite, pour la récolte, les animations et le petit magasin.

Dans le Vaucluse, suivez le guide pour une balade sur les hauteurs de Saint-Jean-de-Sault. Ici l’histoire contemporaine se confond avec le paysage, ici fut un champ d’atterrissage de la Résistance, bien caché.

 

Au pied du Luberon, sur le plateau des Claparèdes, les habitants ont leurs habitudes d’escapades. Y ajouter la vertigineuse visite du fort de Buoux, promontoire rocheux qui défendit de tout temps la région: voir la vidéo 

Vertige dans le Luberon

Pour finir sur le plateau de Valensole dans les Alpes de Haute Provence, classique des classiques. Attention toutefois à bien choisir sa période pour que les champs de lavande soient encore mauves….

 

La Distillation

Le randonneur remarque vite le ballet des camions transportant les lavandes. Et surtout il les sent! Il est intéressant de pousser jusqu’à la distillerie Bleue Provence de Nyons pour voir ce que devient le précieux chargement… Première étape : lavande ou lavandin sont mis dans de grandes cuves, pouvant en accueillir 2 tonnes. « On pose un chapeau et la vapeur d’eau va traverser la plante, entraînant son essence, explique Clément Pascal, distillateur. On distille aussi d’autres plantes aromatiques provençales, comme le thym, l’origan, la sarriette, la verveine, la menthe poivrée… »

La vapeur chargée d’effluves s’en va dans un condensateur pour passer à l’état liquide, formant un duo d’eau florale et d’huile essentielle, qui ne se mélange pas et devra être divisé dans une sorte de gros entonnoir. Le tout, en sous-sol, à l’abri des regards. Puis les petits flacons sont vendus à la boutique juste au-dessus ou envoyés à des clients qui l’ajoutent à leurs cosmétiques, parfums, savons…

Quant à la plante vidée de sa substance, « on appelle ça de la paille », elle devient du compost pour les champs ou sert à alimenter le feu pour la distillation à l’ancienne.

 

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    charline poullain Écrit par :